dimanche 15 mai 2016

109 - Infini

Le thème du mois est « Infini », choisi par Christophe
J'ai bien sûr commencé par penser à la théorie des ensembles, mais existe-t-il une belle façon d’illustrer ℵ0 ou même l'axiome du choix par une photo?
Comme je n'ai pas fait que des études de logique, mais également des études de philosophie, je vous aurais bien posté une image évoquant l'espace - car comment ne pas penser à Pascal, « Le silence de ces espaces infinis m'effraie »?
Mais comme j'ai déjà posté des photos de l'éclipse du 27 septembre dernier, j'ai finalement décidé de me rabattre sur un autre type d'infini...

 Miroirs se reflétant à l'infini, Il genio di Leonardo da Vinci, Rome 2013.
 

Et les autres, dans quel espace infini nous plongent-ils?
AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Tambour Major, Testinaute, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

lundi 9 mai 2016

108 - Adieu, mon petit ours noir...

C'était fin janvier 2009. Nous rentrions de vacances de Cuba, quand une collègue de mon chum lui a dit que son fils avait des chiens à donner d'urgence. Nous sommes allés les voir. 4 petits chiens tous minis, 2 noirs au poil ras, 1 blanc au poil long et un noir au poil long. Nous avons demandé 24 heures de réflexion.
Pendant la nuit, j'ai rêvé du petit noir à poils longs, j'ai même rêvé de son nom, « ours noir ». C'est donc lui que nous avons adopté.
Il était maigrichon, et ses pattes arrières étaient atrophiées, car il vivait dehors, par -40°, et qu'il avait donc fort peu quitté la chaleur de la fourrure de sa famille. Il avait le regard le plus doux du monde.


Nous l'avons nourri, soigné. Je lui ai appris la propreté, je l'ai fait sauter pour développer ses pattes arrières.
De ses débuts difficiles, il avait gardé une peur maladive du monde qui l'entoure et des troubles digestifs récurrents.

Sa santé a progressivement dégénéré. Il a fait une occlusion intestinale il y a 4 ans, et depuis, faisait régulièrement des diarrhées - parfois pleines de sang. Il couinait régulièrement de douleur la nuit. Nous l'avons changé plusieurs fois de croquettes, jusqu'à ne plus le nourrir qu'avec des croquettes spéciales troubles digestifs.
L'automne passé, nous lui avons fait subir différents tests, mais sans trouver de maladie ni de parasites. Le vétérinaire nous a parlé de l'équivalent de la maladie de Crohn chez les chiens, mais il aurait fallu faire des biopsies pour confirmer.
Ces derniers temps, il n'arrêtait pas de perdre du poids, et cette semaine, il a encore une fois été pris de diarrhées, sans cause apparente. Notre décision a été difficile à prendre - la maladie de Crohn, si c'est bien de cela qu'il s'agissait, est certes incurable, mais pas mortelle. Si nous avions eu moins d'enfants, plus de temps, une plus grande cour, une ferme, les diarrhées nous auraient sans doute moins affectés...
Mais ce n'est pas le cas, et il n'était pas envisageable pour nous de le faire adopter par un inconnu: c'était notre chien, il était attaché à nous, à nos enfants. Qui plus est, c’était un chien extrêmement craintif, qu'il ne fallait pas brusquer, qui demandait attention et patience, mais aussi un brin de fermeté, car il était encore fou fou malgré l'âge qui avançait... Comment aurions-nous pu être certains de lui avoir trouvé un bon foyer?
C'est donc la mort dans l'âme que nous l'avons amené chez le vétérinaire...

Il n'est plus là pour se plaindre quand je sors, il n'est plus là pour me saluer joyeusement quand je rentre, il n'est plus là pour se coucher sous mon bureau quand je travaille.
Il me manque terriblement.