mardi 28 juillet 2015

70 - Searching for meaning

Je ne sais pas si c'est parce que la quarantaine approche, que j'ai trop eu de congés ces dernières années et que j'ai eu le temps de gamberger, ou que j'ai atteint mon seuil de tolérance à toutes sortes d'irritants quotidiens, mais je me pose beaucoup de questions sur ma vie ces derniers temps, avec le sentiment amer d'être passée à côté de quelque chose...
Quand j'avais 15 ans, j'abhorrais le modèle «maison de banlieue, deux enfants, un chat, un chien». Certes, j'y ai ajouté un peu d'originalité avec mon petit troisième et mon lapin, mais je reste quand même en plein dans le cliché, bien loin de mes idéaux de liberté...
Ma job n'est pas si pire, mais comporte un certain nombre de frustrations: de plus en plus d'intermédiaires qui font pression pour faire baisser les prix et s'en mettre plein les fouilles aux dépends de ceux qui travaillent vraiment, des horaires de fous, des clients aux exigences délirantes et, bien trop souvent, trop peu d'informations transmises au traducteur pour qu'il puisse comprendre réellement ce qu'il traduit...
S'ajoute le fait qu'avant d'entrer dans la vie active, d'avoir un conjoint et des enfants, je voyageais beaucoup, et que pour toutes sortes de raisons qui ne sont pas toutes bonnes, je ne le fais plus.
Et puis, il faut bien l'avouer, entre les enfants et les tâches administratives et ménagères, ma vie quotidienne ne me semble guère gratifiante, et j'ai un peu le sentiment d'être la bonne au service de tout ce beau monde, ce qui n'est pas, mais pas du tout, mon idéal de vie...
Pour me donner le change, j'ai bien de nombreux projets d'amélioration de ma maison, mais qui restent à l'état de projets pour l'instant: je n'ai ni le temps ni l'argent pour les réaliser. Je crois aussi que je manque de réelle motivation, parce que les rares fois où j'aurais le temps, je trouve toujours autre chose à faire...
Bref, j'ai le triste sentiment que ma vie m'échappe et que je n'en suis plus le maitre...
Et pourtant, je me dis qu'il suffirait d'un tout petit rien pour changer cet état de choses - trouver un emploi gratifiant, une activité qui me fasse sortir de mon quotidien, voyager plus régulièrement et que sais-je encore - pour me sentir mieux et redonner un sens à ma vie.
J'en suis pour l'instant réduite à espérer que lorsque le petit entrera à la garderie en septembre, je pourrai trouver cette bouffée d'oxygène avant d'avoir le sentiment de me noyer dans le cauchemar de mon adolescence...

lundi 20 juillet 2015

69 - Circuits emmêlés

Il y a quelques semaines, nous avons profité de la grande journée des ventes de garage organisée dans notre ville pour faire le tour du quartier, voir ce que nous pouvions trouver comme petits jouets pas chers. Et alors que nous allions rentrer presque bredouilles (un tapis pour la chambre des enfants et je-ne-sais-plus-quoi), nous sommes tombés sur un trésor: une boîte complète de rails en bois de toutes tailles et toutes formes, compatibles avec le train que le Prophète avait reçu de la part de son grand-père à Noël passé.
Depuis, les enfants me demandent presque chaque jour de créer un nouveau circuit, et je me suis fixée comme défi d'exploiter au mieux toutes les pièces à ma disposition - sans être pour l'instant parvenue à utiliser la totalité de celles-ci!
En tout cas, j'y prends autant plaisir qu'eux!



mercredi 15 juillet 2015

68 - Rien ne se perd, rien ne se crée

Le thème du mois a été choisi par Fanfan Racoon: soyez créatifs à la maison.
La consigne était de faire une photo un peu créative de son chez soi. J'ai hésité à vous mettre une belle photo de mon jardin, mon intérieur ne me semblant guère inspirant.
En effet, en ce moment, j'ai des projets de travaux plein la tête. Mon crâne bouillonne de création maison, mais malheureusement, ce ne sont pour le moment que châteaux en Espagne...
Il y a le sous-sol que j'aimerais (ré)aménager (trois chambres, une salle de bain, une «salle des machines» pour le compteur, le chauffe-eau et les futurs échangeur d'air et thermopompe, et un petit salon confortable au coin du feu), notre chambre que j'aimerais transformer en chambre pour deux des enfants (tirage au sort à suivre), la chambre de Fleur qui devrait devenir mon bureau dans la foulée, la salle de bain d'en haut qui se trouvera chamboulée par la descente des machines au sous-sol, la cuisine qui est une horreur des années 70 et mon salon qui aurait bien d'être rafraichi un peu lui aussi...
Bref, dans ma petite tête, je démolis la maison pour en faire un petit nid bien douillet pour ma nombreuse famille.
Dans la réalité, nous avons un drain à refaire, et vu le prix de la chose, les travaux cette année risquent fort de s'arrêter aux fondations...
Néanmoins, nous avons un vieux registre de l'ancien échangeur d'air qui traine au plafond de notre couloir, et par lequel, au printemps, coule de la neige fondue, car il est relié à un tuyau qui débouche tête nue sur le toit. Afin d'éviter de subir cette année les mêmes désagréments que l'année passée, je dois donc désinstaller le registre et, quitte à acheter/poser du placo, enlever l'horrible mur de séparation entre la porte d'entrée et le salon. Mon seul souci étant de savoir quoi mettre à la place.
Voici donc, sous son plus bel angle, l'horreur sur laquelle se cristallisent mes envies de création...

Welcome to the 70's...


Les autres participants:
A chaque jour sa photo, A'icha, Akaieric, Alban, Alexinparis, Arwen, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Calamonique, Canaghanette, Cara, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Christophe, Cocazzz, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Félicie, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, Iris, Isaquarel, J'habite à Waterford, Josette, Julia, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lecturissime, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loqman, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, ratonreal, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Sinuaisons, Suki, Tambour Major, Testinaute, Thalie, Tuxana, Un jour, une vie, Utopique-Lily, Woocares, Xelou, Xoliv'.

dimanche 12 juillet 2015

67 - Crazy Eyes

Moi, j'aime bien trouver des surnoms débiles à mes enfants. Comme appeler le Prophète l'Asticot ou l'Empereur Bouddha (eu égard à son ventre et à son éternel sourire).
Mais depuis que mon chum et moi regardons Orange is the New Black, nous avons trouvé à notre Fleur un nouveau surnom: crazy eyes.
Je te jure, tu la peins en noir, et ma fille, c'est Suzanne Warren, les mêmes mimiques, le même côté exubérant, et tout et tout!


mercredi 8 juillet 2015

66 - Pas d'arrangement

Des fois, quand je m'ennuie, c'est-à-dire souvent ces temps-ci, je participe à des concours dont je me dis «y a zéro chance que je gagne, mais ça serait sympa, tiens. Mais y a zéro chance que je gagne». Eh bien, figurez-vous que je ne me dirai plus «y a zéro chance que je gagne, mais ça serait sympa, tiens. Mais y a zéro chance que je gagne», parce que pas plus tard qu'avant-hier, j'ai reçu un courriel de TV5 m'annonçant que j'avais gagné deux places pour aller voir Zebda en concert. Zebda, quoi. Sur scène, quoi. Sauf que c'était hier soir, le lendemain donc, et que j'ai eu un peu de difficulté à trouver quelqu'un pour m'accompagner, mon homme ayant décidé d'assumer seul sa triple paternité (de toute façon, allez trouver une baby-sitter la veille au soir comme ça...).
Finalement, notre ami français, qui devait au départ assumer seul sa beau-paternité pendant que sa blonde travaillait, a réussi à confier la petite à ses grands-parents et nous nous sommes rendus au Métropolis. Le concept de la salle est sympa: il y a des places assises au balcon, tandis que le parterre consiste en une piste de danse avec deux bars latéraux, et quelques tables dans le fond. Nous avions des places en bas, ce qui était parfait pour le type de spectacle que nous étions venus voir, qu'il aurait été un peu tristounet d'écouter le cul bien calé dans son siège...
En première partie, nous avons eu droit à un petit groupe québécois métissé aux sonorités algériennes fort dansantes, Syncop. Parfait pour chauffer la salle, qui n'a pas tardé à se déhancher et à bouger dans tous les sens.
C'était la première fois que je voyais Zebda en concert, mais comme le groupe a fait ses armes sur scène, je m'attendais à un véritable show. Et je n'ai pas été déçue. Tous s'en sont donnés à cœur joie et j'admire l'énergie communicative de ceux qui sont maintenant dans leur soixantaine... Bien sûr, nous avons également eu droit au discours politique, aux dédicaces aux Grecs, Tunisiens et autres Palestiniens, à la pensée pour les migrants qui meurent par centaine dans les eaux de la Méditerranée et au chant des partisans version Motivés. Il ne manquait d'ailleurs aucune de leurs chansons phares...
Je regrette néanmoins que le mixage ait été aussi approximatif. Car si les musiques de Zebda s'écoutent bien, elles finissent par être répétitives et sans comprendre les paroles, le spectacle perd un peu de sa saveur. Et puis, c'est un peu le comble pour un groupe aussi engagé...