mercredi 24 juin 2015

65 - Arrogance commerciale

Il y a quelque temps, nous avons constaté des infiltrations d'eau dans notre sous-sol. Normal, on avait ça:


Et comme j'ai l'intention de (re)faire mon sous-sol, tant qu'à creuser, je me suis dit, allons-y, inspectons le drain - ce qui couté un bras, en passant. Lors de l'inspection, on a rapidement vu que le drain était effondré dans le coin arrière droit de la maison, mais le reste, quoique donnant quelques signes de fatigue, semblait correct selon le technicien.
Son patron, bien évidemment, nous a tenu un tout autre discours. Il est urgent de refaire deux côtés, et les deux autres ne tiendront pas bien bien longtemps. Et que je vous recommande un devis à 10 000 dollars hors taxes pour cette année, et re-belotte dans deux trois ans. Devant ma tête pour le moins peu enthousiaste, le monsieur me gratifie d'un «vous savez, les drains, ça dure une quarantaine d'année, c'est normal...» auquel je réponds que ce n'est pas ça qui m'embête, c'est le coût du devis. «Ah, mais ce sont les prix du marché, vous savez.» «Vous me permettrez de vérifier», lui ai-je sobrement répondu.
Eh bien, sept devis plus tard, je n'ai pas été déçue. J'ai ainsi pu constater que les prix s'échelonnaient de 10 000 à 20 000 dollars, ce monsieur étant de loin le plus cher (son concurrent le plus proche m'a fait un devis à 1 000 de moins). Que certains te font un devis par Internet sans même venir voir. Que d'autres ne prennent pas la peine de t'expliquer ce qu'ils vont faire. Que les travaux offerts varient beaucoup d'un entrepreneur à l'autre (quantité de pierre au-dessus du drain, membranes d'isolation), sans que cela ait forcément un rapport avec les prix pratiqués. Que certains prétendent pouvoir creuser sous la terrasse, tandis que d'autres non. Que certains veulent arracher ma haie de cèdres, et que d'autres affirment que leurs machines passent sans problème. Que la plupart ne te parlent même pas des exigences de la ville dont ils se cal*** visiblement comme de l'an 40. Qu'enfin certains ne voient pas de problème à refaire mon allée de pavés directement suite aux travaux (euh, oui, mais non, il faut au minimum un cycle gel-dégel après avoir posé la terre pour assurer la stabilité des sols, donc, toi, dehors!)
Bref, c'est la jungle la plus totale, et je suis bien contente que mes connaissances techniques m'aident à faire le tri entre ce qui est important/réaliste ou pas.
Reste que le bâtiment, c'est très ostensiblement un monde de filous et qu'on est mieux de faire ses devoirs et de renseigner précisément quand on demande de gros travaux...

lundi 15 juin 2015

64 - Orange

Ce mois-ci, le thème choisi par Xoliv est « orange ». Faute d'avoir le temps de prendre de belles photos (de toute façon, hormis les jouets d'enfant, je ne vois pas grand chose d'orange autour de moi), je vous ai sorti une belle photo de monarque (danaus plexippus), prise lors de l'exposition Papillons en liberté, que je recommande à tous ceux qui sont à Montréal au printemps :



Voyons voir quel jus les autres nous proposent:

A chaque jour sa photo, A'icha, Akaieric, Alban, Alexinparis, Amy, Arwen, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Calamonique, Canaghanette, Cara, Champagne, Chat bleu, Christophe, Cocazzz, Céline in Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, Iris, Isaquarel, J'habite à Waterford, Josette, Josiane, Julia, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lecturissime, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loqman, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, MissCarole, Morgane Byloos Photography, My Little Reflex, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, ratonreal, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Sandrine, Sinuaisons, Tambour Major, Testinaute, Thalie, Tuxana, Utopique-Lily, Voyager en photo, Woocares, Xelou, Xoliv'.

mercredi 3 juin 2015

63 - Tristesse

Dans le cadre du "traitement" de sa dyspraxie verbale, mon fils se rend une fois par semaine dans un centre pour handicapés.
Ce midi, nous attendions donc sagement dans la salle d'attente les deux éducatrices responsables de son groupe de "stimulation de la communication", quand une autre maman est arrivée, pour vraisemblablement tout autre chose.
Dans la poussette qu'elle a stationnée à côté d'elle, il y avait une petite fille qui devait avoir l'âge ma Fleur. En voyant ce petit être incapable non seulement de parler, mais également de tenir sa tête (sa poussette était équipée d'un coussin à cet fin), et même de fixer son regard, mon coeur s'est serré dans ma poitrine. Je n'ai pas osé parler à la maman, ni lui demander quel drame est à l'origine du triste état de sa fille, par peur, par pudeur, par respect.
Mais je serrerai ce soir un peu plus fort mes enfants en priant qu'ils restent en santé et verserai une larme sur le sort de cette enfant et de sa famille, victimes des injustices de la vie.
Ce soir, mon coeur est en berne pour une enfant qui aurait pu être la mienne...

mardi 2 juin 2015

62 - Retour aux études

Les congés maternité, c'est bien. Sauf que ça n'a rien d'un congé, rapport que tu te lèves au plus tard à 6h30, et que quand tu te couches vers 10h du soir, à l'article de la mort par épuisement, tu pleures sur les pauvres cinq petites minutes que tu as eues vraiment à toi dans la journée et que tu aurais du employer à t'auto-masser avant que les muscles de ton dos ne décident de te rappeler à quel point ils sont essentiels à tous les gestes de ton quotidien...
L'autre désagrément du congé maternité, c'est qu'à force de jouer les parfaites ménagères, tu te demandes ce qu'il va te rester de ton art (voui, la traduction est un art) quand la question la plus complexe de ta journée de travail a été: "devrais-je ranger les chandails sans manches à gauche ou à droite de ceux à manches courtes?". Bref, niveau mobilisation des neurones, le congé maternité, c'est pas vraiment ça.
Cette semaine, j'ai donc décidé de m'y remettre. Je me suis payé de beaux dictionnaires tout neufs, ainsi que des cahiers et des crayons. J'emploie désormais mes rares temps libres à m'entrainer à la reprise, en essayant d'utiliser le temps qui m'est offert par l'absence d'échéances et le fait d'écrire à la main pour perfectionner mon style de traduction. Je me sens ainsi replongée une bonne vingtaine d'années en arrière, mais on aura beau dire, je suis persuadée que cela reste la meilleure façon de travailler...