samedi 29 mars 2014

9 - Les jouets, c'est nous (mais pas la logique)

Préambule : Il y a quelques semaines, une célèbre enseigne de magasins de jouets offrait une promotion sur les modules de jeux. Nous en avons donc commandé un.

Les balançoires incluses dans le module ne sont évidemment pas adaptées à une petite Fleur qui aura à peine un an cet été. 
Mais comme le monde est bien fait, je vois cette semaine sur son site que la célèbre enseigne de jouets offrait des sièges de balançoire pour bébé à 20 $ au lieu de 30 $. Ni une, ni deux, je saute sur la balançoire (enfin, façon de parler, elle n'est certainement pas adaptée à mes kilos en trop). 
Au moment de passer à la caisse, cependant, je constate des frais de livraison de 17 $. Screugneugneu. Si je n'étais pas une grosse feignasse et que la voiture était disponible en semaine, j'aurais peut-être pu aller dans un magasin, mais le temps étant une denrée rare la fin de semaine ces derniers temps, je dois trouver autre chose...
Fort heureusement - le monde est toujours aussi bien fait -, il y a une autre promo: livraison offerte pour les commandes de 25 $ et plus. Je commande donc une figurine de monche (et compagnie - elle aussi en promo) pour le Prophète et paf, j'atteins un peu plus de 25$, ça roule, Raoul.
Au final, j'obtiens une balançoire et un monche pour moins qu'une balançoire seule. Les jouets c'est nous ne sont pas vraiment perdants, puisque j'ai consommé plus. Tout le monde est content.

Sauf qu'avant-hier, je reçois un courriel m'indiquant que le monche est en chemin. La balançoire, elle, n'est partie que le lendemain. WTF?
Ça ne vous est pas venu à l'idée de mettre le monche dans la balançoire avant de m'envoyer le tout, parce que pour le coup, je ne suis pas sûre que vous ayez vraiment fait une bonne affaire de m'échanger l'achat d'un monche contre l'envoi de deux colis.
Je dis ça, je dis rien.

Édit : Et j'ai reçu les deux objets le lundi. Wonderful!

vendredi 28 mars 2014

8 - Dix mois



Ma petite Fleur a dix mois aujourd'hui.

Je me souviens encore de ce premier jour à l’hôpital.
« Elle ressemble à ta mère », m'avait glissé mon conjoint. « Ah, bon, je ne trouve pas », avais-je répondu. Avant de jeter un œil, quelques heures plus tard, sur ma petite Fleur endormie et d'avoir la révélation : de 3/4, elle ressemblait tellement à ma mère que les larmes me sont montées aux yeux en la regardant.
Depuis, elle ressemble un peu moins à ma mère (et beaucoup plus à moi bébé, pauvre elle), mais elle a gardé son menton, son front et la ligne si parfaite de ses sourcils. Elle ouvre maintenant de grands yeux presque noirs sur le monde...
Elle avait à peine une semaine que je m'émerveillais déjà de son caractère.
C'est une bonne dormeuse au sommeil presque imperturbable, calme et tranquille, et d'une patience extraordinaire. Quand elle se réveille, elle ne pleure pas, elle attend gentiment qu'on vienne la chercher, soit en chantonnant, soit en jouant avec ses toutous. C'est ça peine si elle est ronchonne quand elle perce des dents... Et quand son frère fait le monstre pour l'embêter, elle l'ignore ou elle éclate de rire. Il est d'ailleurs ravi — elle est extrêmement bon public pour toutes ses pitreries. 
Elle avait quelques mois, et j'étais frappée par sa féminité. 
Physiquement d'abord, puisqu'elle a de grands cils, des lèvres pulpeuses et une taille déjà bien marquée (en plus, pour l'instant, elle est blonde). Mais aussi parce que tout est délicatesse chez elle, son caractère et ses gestes... sa façon de ramper sobre et efficace, de tourner les mains quand elle chante ainsi font, font, font ou de s'asseoir doucement.
Elle a dix mois, et je suis épatée par tous les progrès qu'elle a accomplis. Elle rampe d'un bout à l'autre de la maison, se tient debout appuyée sur un meuble et tente de plus en plus de se lâcher. Il n'est pas rare qu'elle prononce quelques mots à bon escient, comme encore ou tiens - même si elle ne les utilise pas assez systématiquement pour qu'on puisse dire qu'elle parle. Mais le mimo-gestuel, elle maitrise. Bye-bye, faire non de la tête ou claquer de la langue pour appeler les animaux n'ont plus de secret pour elle.
Elle a dix mois, et je n'en finis pas de l'aimer chaque jour davantage.

Ma petite Fleur a dix mois aujourd'hui. 10 mois de douceur, 10 mois de tendresse, 10 mois de bonheur.

lundi 24 mars 2014

7 - Je vis dans une faille spatio-temporelle



Dans le monde de la traduction, tout va toujours trop vite. Les projets sont dus pour la veille, et si tu mets plus de 10 minutes à répondre à une offre, le projet a été envoyé à quelqu'un d'autre, genre*.
Sauf pour les certains...

Ainsi, j'ai reçu ce matin:

Dear Nanouk,
We are pleased to inform you that as a new *** Vendor, you qualify for our Translation Workspace Starter Program.

WTF, "new"?

J'avais précédemment reçu, le 28 novembre 2012, de la même agence:

Bonjour Nanouk,

Je suis X, Responsable des fournisseurs pour le bureau canadien de *** : merci de votre intérêt pour notre compagnie et heureuse de faire votre connaissance!

Or j'avais envoyé ma candidature et activé mon profil sur leur portail en octobre 2010 - et ce sont les seuls courriels que j'ai eu depuis... On vit dans une époque moderne, je vous dis.

*J'exagère un peu, mes clients d'amour que j'aime et qui m'aiment attendent gentiment ma réponse, parce que je suis leur choix n°1. Mais en général, les nouveaux clients, ne sachant pas oh combien bonne je suis, ne se donnent pas cette peine.

jeudi 20 mars 2014

6 - Québec, version 3.0

 Forteresse de Québec, été 2012

Depuis deux semaines, la mascarade de la votation a repris.
Comme d'habitude, au niveau provincial, je ne me sens pas du tout représentée par les partis politiques qui me courtisent.
Pour le dire en peu de mots : je suis clairement de gauche, je suis clairement fédéraliste.

Or ici, au niveau des élections provinciales, le choix se résume en gros à gauche et indépendantiste vs. droite et fédéraliste.
C'est ainsi que depuis des décennies, les farouchies indépendantistes votent PQ, les zélés fédéralistes PLQ, peu importe ce qu'ils pensent par ailleurs des programmes sociaux ou de l'impositon des grandes entreprises. J'avais cru voir un progrès avec la dernière campagne, mais cette année, la question de l'indépendance brouille tellement l'échiquier politique qu'on retrouve aujourd'hui au PQ un PKP (qui détient 40% des médias, et qui est autant à gauche qu'on peut l'imaginer de la part d'un grand patron...), tandis que le PLQ recrute parmi les sociaux-démocrates.

Sauf que...


On veut nous servir un pays sous des prétextes économiques plutôt que culturels ou, tout simplement, sentimentaux. On veut nous servir un pays sans projet de société. On veut nous servir un pays à n'importe quel prix. Les idées, on s'en fout, faisons le Québec, après on pourra toujours se disputer, mais entre nous - voilà la merveilleuse idée que nous ressassent les gens du PQ actuellement...

Mais ne nous leurrons pas : ce n'est pas l'indépendance qui résoudra les problèmes que nous affrontons aujourd'hui. La mauvaise gestion des services de santé, par exemple, n'a jamais été liée à Ottawa, c'est une grande réussite québécoise - et changer d'hymne national ne résoudra rien.

J'aimerais qu'on arrête de me bassiner avec l'indépendance que ce soit pour la louer ou pour la dénigrer, parce que les questions qui me préoccupent aujourd'hui sont tout autres. J'aimerais qu'on parle de la fin de l'hiver du problème du manque de médecins de famille, de la répartition des richesses, du pouvoir des syndicats, de l'évasion fiscale, de la politique linguistique et culturelle, des Premières nations, de la sortie du pétrole, de l'exploitation des gaz de schiste et du sous-sol québécois de manière générale. Des vraies affaires quoi...

J'ai un peu l'impression que la question référendaire, c'est un beau poisson que l'on essaye de noyer, pour nous faire oublier qu'aucun parti politique n'a de programme réel et encore moins l'intention de tenir le peu de promesses qu'il fait...

mardi 18 mars 2014

5 - Ni vu ni connu (je t'embrouille)

Généralement, le Prophète se tient assez bien à la garderie. Mais aujourd'hui il devait avoir envie d'emm*** le monde, ce qui s'est traduit par une petite crise et du pitchage de glace sur les amis. Ce que son père n'a évidemment pas manqué de me raconter en arrivant à la maison...
J´ai donc pris mon ton le plus paternaliste pour le sermonner:
- Prophète, je ne veux plus entendre papa me raconter que tu as fait des bêtises à la garderie, compris?
- Oui... Puis, se tournant vers son père: non, papa, pas parler maman!
J'avais pas vu ça comme ça, grumpf.

mercredi 12 mars 2014

3 - Elle revient l'hirondelle des faubourgs...



Lundi, M., charmante petite fillette de 3 ans et demi: - Tu sais, Prophète il va venir dormir chez moi.
- Est-ce que ta maman est au courant?
- Oui!
(Ah, bon, euh...)

Mardi, la même M: - Je veux inviter Prophète à ma fête, je peux?
- C'est quand ta fête?
- Le 28 juin!
(Ah, ben, oui, mais tu t'y prends drôlement en avance quand même!)

Ce matin, la maman de M. est partie avec les deux trousseaux de clés familiaux. Du coup, le papa de M. a dû rester à la maison. Et que croyez-vous que M. fit? Elle réclama à son papa d'aller quand même à la garderie. Pour jouer avec mon Prophète. (À quoi le papa acquiesça, grand fou!)

Je crois que c'est clair. Mon Prophète a fait chavirer un petit cœur!
(Mais bizarrement, elle n'a pas apprécié quand il a baissé son pantalon pour lui montrer ses belles bobettes Flash McQ*ueen, pfff)

vendredi 7 mars 2014

2 - "banane-fraise, maman!"

Que faire des restes de bananes épluchées qui sont en train de pourrir sur ton comptoir parce que:
  1. Ton conjoint a mis les bananes au frigo (ce que je fais rarement, surtout quand elles ne sont pas vraiment mûres),
  2. Quand tu les as sorties pour la collation, elles étaient définitivement trop dures (mon frigo doit être atteint de schizophrénie, il a légèrement tendance à se prendre pour un congélo parfois) pour que ta petite Fleur de 9 mois croque dedans et les boulotte tranquillement comme elle sait si bien le faire,
  3. Ton Prophète de 3 ans a décidé que non, tiens, il voulait plus de banane, parce que, hein, si Fleur en mange pas, moi non plus d'abord,
  4. Tu as eu la bêtise d'en éplucher direct deux, dont les 3/4 se trouvent maintenant en train de noircir sous un papier cellophane...
Après quelques grattages de cheveux et un coup d’œil rapide dans le frigo ("ah tiens, y a aussi deux-trois fraises qui tirent la tronche"), j'ai opté pour le gâteau banane-fraise improvisé - sans œuf (il est rare que j'aie des œufs dans mon frigo, rapport que ça a tendance à me barbouiller, j'en cuisine rarement).

Voici donc la recette facile et rapide:
  • 1 1/2 banane en fin de vie
  • 2-3 grosses fraises un peu pourraves
  • 1 tasse (115 g) de farine
  • 1/2 (115 g) de sucre
  • 1-2 c. à s. d'huile (ou de beurre)
  • 2 c.à t. de poudre à pâte (ou levure)
  1. Écraser la banane et les fraises (les passer au mélangeur/mixeur marche aussi)
  2. Mélanger tout.
  3. Mettre dans un moule.
  4. Faire cuire au four 25 minutes à 350° F/180° C.
Résultat un peu compact (mais difficile de faire mieux, avec la banane) et intéressant en bouche, puisqu'on sentait alternativement le goût de la banane et de la fraise. En tout cas, ce fut fort apprécié, puisqu'en un seul repas, tout avait disparu (et que depuis, mon Prophète n'arrête pas de parler de banane-fraise).