jeudi 15 juin 2017

lundi 22 mai 2017

132 - Roar

Samedi, comme il faisait beau, mon conjoint me propose d'aller nous promener. Je suggère Fort Lennox, que nous n'avons encore jamais vu. Sauf que... le site ouvrait aujourd'hui (pourquoi un lundi férié plutôt que 2 jours avant? Les bizarreries de Parcs Canada, parfois...). Finalement, nous nous sommes rendus au Parc Safari qui n'était pas loin, au plus grand plaisir des enfants qui adorent les zoos.
Si nous avons été déçus par la partie "voiture", le parcours à pied était délicieux. Il faisait beau, pas trop chaud, et il n'y avait presque personne, pour une fois.











lundi 15 mai 2017

131 - Lumières

Ce mois-ci, le thème, Lumière(s), a été choisi par Eurydice.

J'ai un peu hésité sur la photo à choisir, car la lumière est l'un de mes 'motivateurs' principaux en la matière. La meilleure photo de ma vie, c'est une photo que j'ai prise de mon père au travail sur son bureau. J'avais huit ans. J'ai voulu essayer de couper le flash de mon Kodak Disk, pour voir ce que cela faisait, et surprise, j'ai obtenu un magnifique cliché en clair-obscur à la de La Tour, malheureusement perdu ou resté en France à quelque part...
J'aime photographier la lumière des sous-bois, les couchers de soleil, les rais de lumière particuliers, les jeux d'ombre et de lumière sur les montagnes... À ce titre, le grand Nord a été un endroit fabuleux, entre la lumière rasante de l'hiver, la lumière rose des soirs d'automne, la lumière bleue des longues nuits d'hiver ou encore la lumière dansante des aurores boréales...
C'est donc une photo du Nord que j'ai choisie, d'une journée d'orage, où la lumière et la pluie percent à travers les nuages sur la morne étendue de la toundra.



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lundi 1 mai 2017

130 - Serena

Je me rends compte que depuis environ 6 mois que je l'ai, je ne vous ai pas encore parlé de ma « nouvelle » voiture. Pourtant, je suis en amour!
Tout à commencé par le départ de M. en France, qui nous a laissé sa M*zda Prot*gé en héritage. Comme c'était une vieille voiture en pas super bon état, c'est moi qui en ai hérité - mon conjoint ayant besoin d'une auto fiable pour ses 70 km d'autoroute quotidiens.
Quelques mois plus tard, M. est revenu, nous lui avons donc rendu son bien. En attendant, j'avais apprécié de conduire une M*zda et surtout, pris l'habitude d'avoir une voiture quand j'en avais besoin. J'avoue qu'avec trois enfants et un hiver glacial, disposer d'un véhicule pour les multiples rendez-vous, les activités et les aller-retours quotidiens à l'école, c'est appréciable.
Nous ne voulions néanmoins pas nous ruiner pour en racheter une, et j'ai donc passé pas mal de temps à me chercher quelque chose de pas cher qui ne soit pas un bazou. Mon choix s'est finalement arrêté sur une belle M*zda 3 bordeau que nous sommes allés essayer un beau soir d'octobre. Après l'avoir fait inspecter par notre garagiste habituel, il s'est malheureusement avéré que trop de réparations étaient à prévoir. Mais chance inouie, le concessionnaire venait de recevoir une M*zda 6 qu'il n'avait pas encore eu le temps d'inspecter.
C'était un peu plus gros que ce que je visais, mais le vendeur me la faisait au même prix que la M*zda 3 que nous avions essayée, puisque ça lui permettait de s'en débarasser rapidement. Inspection re-faite par notre garagiste, il y a des réparations à prévoir, mais rien d'urgent ni d'anormal vu son âge. Et pour un prix inférieur à la moitié de sa cote officielle. Inutile de dire que la décision a été rapidement prise.
Et depuis qu'elle est dans la famille, tout le monde l'a adoptée : elle est spacieuse et confortable, les enfants n'ont jamais eu autant de place à l'arrière, et c'est un vrai plaisir de la conduire (« auto maman vroum-vroum » dit l'Empereur).


Quant à son petit nom, je n'ai pas eu à chercher longtemps... Elle est belle, sportive, puissante et noire!

lundi 3 avril 2017

128 - Être une femme

Quand j'étais jeune, je voulais être un garçon. Je percevais déjà, sans doute, la difficulté d'être d'une femme.
Bien sûr, il faut relativiser. Être une femme en occident aujourd'hui, c'est bien mieux que dans d'autres régions du monde, où c'est encore probablement bien mieux qu'à d'autres époques de l'humanité.
N'empêche, il y a des jours où je me dis que la libération de la femme est une vaste joke. Nous avons gagné le droit de travailler, mais à quel prix? Nous gagnons toujours un salaire inférieur à ces messieurs (alors que nous sommes meilleures aux études, cherchez l'erreur), et on constate souvent que ce sont les femmes qui prennent en charge l'essentiel du volet «famille».
Oh, bien sûr, ces messieurs daignent en faire un peu plus qu'à l'époque où les femmes ne travaillaient pas, mais quand même, il me semble qu'on est bien loin du partage équitable...

Il suffit de regarder autour de soi: la plupart des tâches «ménagères» restent entre les mains des femmes, de même, et c'est encore plus triste, que la «gestion» des enfants. Alors bien sûr, il y a les chanceuses qui ont un mari qui cuisine ou qui est une vraie fée du logis, mais c'est plutôt l'exception que la règle. La plupart des femmes que je connais se plaignent du manque de participation de leur conjoint (sans parler du total je-m’en-foutisme de certains). Et quand je vais à l'école, je suis effarée de voir qu'à part un père qui est là à presque toutes les activités, ce ne sont que des mères qui se dévouent pour accompagner les sorties et ateliers. Ne parlons même pas de prendre des congés quand les enfants sont malades ou que l'école/la garderie est fermée. Dans la plupart des familles que je connais, ce sont les femmes qui s'en occupent - sans doute que ces messieurs sont trop occupés à justifier leur salaire plus élevé que le nôtre.

Je ne sais pas si la situation sera meilleure quand mes enfants seront grands, mais j'essaye d'éduquer mes garçons et ma fille de la même façon, de ne pas leur dire qu'un garçon doit faire ci et une fille ça. Je ne me fais pas trop de souci pour ma fille, qui est fière et autonome, et qui saura sans doute se défendre mieux que moi. Mais je tiens à ce que mes garçons soient aussi capables de tenir une maison. Mieux, que cela leur soit naturel.
J'essaye d'impliquer leur papa (qui fait quand même des efforts, parce qu'on ne peut pas dire qu'il ait été éduqué dans cet état d'esprit), pour leur montrer que peu importe le genre, nous sommes tous responsables. Mon Prophète aime cuisiner, alors nous l'y encourageons. Nous exigeons que tous rangent et participent aux tâches ménagères à la hauteur de leurs capacités. Mon petit Empereur aime beaucoup promener ses «bébés» en poussette (rose!), et je me plais à penser que si les préjugés ne le rattrapent pas trop, ce sera un papa impliqué.
Parce que, dans le fond, je suis persuadée que la société égalitaire de demain passe aussi, peut-être surtout, par l'éducation des garçons.

mercredi 15 mars 2017

127 - Sensualité

Ce mois-ci, le thème de la photo du mois, choisi par Lau* des montagnes, est « sensuel ».

Joli thème, difficile à illustrer.

Rien ne s'impose à moi comme typiquement sensuel. Il y a des éclairages sensuels comme la douce lumière rose que diffuse ma table de nuit, des matières sensuelles, comme la fourrure ou le bois, mais aussi l'ivoire de mon pendentif chauffé par mon propre corps, des moments sensuels, comme quand mes enfants me font des bisous mouillés... Pour peu que l'on y soit attentif, la sensualité a tôt fait d'envahir notre quotidien.

Mais si l'on me demandait de peindre une scène qui illustre pour moi la sensualité, je vous parlerais sans doute de la subtile caresse du soleil au début de l'été, de la douce brise qui l'accompagne, de la volupté de la goutte d'eau qui vient rafraichir ma peau...

C'est donc cette photo que j'ai choisi, car il s'y ajoute encore le moelleux des herbes hautes et le plaisir de voir un enfant jouer tranquillement - et bientôt souffler sur l'aigrette du pissenlit pour faire s'envoler ses akènes à plumes (la langue aussi est sensuelle!) en réalisant un vœu qui, peut-être, se réalisera.



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mercredi 8 mars 2017

126 - Ecomuseum

La semaine passée, c'était relâche. Une semaine entière avec mes enfants. J'avoue que d'habitude, ce sont des vacances que j'aime peu, car mon conjoint ne prend pas congé et que je dois m'occuper seule des enfants, qu'il fait généralement mauvais temps et que c'est assez difficile de trouver des activités à faire avec de très jeunes enfants. Mais cette année, il a fait plutôt beau, je n'ai plus d'enfant de moins de deux ans et nouveauté, j'ai le privilège d'avoir une voiture (que j'aime beaucoup, qui plus est). Ce fut donc ma première semaine relâche vraiment agréable depuis... forever.

Notre meilleure journée a sans doute été le mardi, où j'avais décidé de profiter du beau temps (soleil et 6 °C, youpi!) pour aller visiter un endroit que m'avait recommandé un ancien collègue, le Zoo Écomuseum. C'est un zoo peu connu sur l'île de Montréal, qui ne présente pratiquement que des animaux d'ici, recueillis pour diverses raisons (orphelins, blessés ou nés en captivité, aucun ne peut retourner en milieu naturel). Comme c'est l'hiver et que l'endroit est peu connu, nous étions pratiquement seuls dans le zoo. J'ai donc pu laisser les enfants plus libres qu'à l'ordinaire, sans me soucier de les perdre dans la foule.


Autre avantage de l'endroit : on voit très bien les animaux. Par exemple, une plateforme est aménagée pour admirer les ratons-laveurs de plus près.



Un peu plus loin, on arrive à l'enclos des caribous/chevreuils et à celui des loups depuis une côte, ce qui permet d'admirer les bestioles d'en haut avant de redescendre à leur niveau.



Celui-là m'a d'ailleurs fait une petite frayeur. Je venais juste de prendre la photo quand je l'ai vu partir à courir. En regardant dans la direction dans laquelle il courrait, que vis-je? Mon petit Empereur, accroupi. Un quart de seconde, j'ai eu peur. Avant de me souvenir que bien que je sois au-dessus de l'enclos là où j'étais, il y avait bien un grillage et un câble électrifié entre le prédateur et mon fils. Ouf! Je n'aurais pas donné cher de sa peau, sinon! (Lui ne s'est rendu compte de rien)


En 1h30 environ, nous avions fait le tour de l'endroit, ce qui en fait une visite parfaite pour de jeunes enfants.
J'ai bien hâte d'y retourner en été pour mieux admirer les pensionnaires qui hibernaient ou se cachaient lors de notre visite.

mercredi 15 février 2017

125 - Sauvage

Ce mois-ci, le thème de la photo du mois, choisi par Josiane, est sauvage, thème qui me parle bien sûr.

Ma mère était, selon toute vraisemblance, une sauvage, c'est-à-dire une habitante de la forêt (du latin silva). Bien qu'elle ait été adoptée toute jeune, ses cheveux noirs et raides et sa peau bronzée ne laissaient pas beaucoup de place au doute. Quand elle était petite, mon grand-père lui racontait comment les sauvages étaient venus la déposer devant leur porte par un beau matin (en vérité, il était allé la chercher à Rivière-du-Loup il me semble) et il l'appelait affectueusement « ma petite sauvage ».
Aujourd'hui, on ne dit plus sauvage pour désigner les peuples qui habitaient ici avant la colonisation par les Européens, on dit autochtone - ce qui est quand même d'une crétinerie assez prononcée: le mythe de l'autochtonie est un mythe athénien, raciste qui plus est, puisqu'il justifie l'exclusion des métèques de la vie politique. Ensuite, je ne connais aucun mythe amérindien dans lequel les hommes naissent spontanément de la Terre. Dans la plupart des mythes créateurs, c’est un dieu, un animal ou un bon géant qui crée les hommes à partir d'éléments naturels: boue, arbres, maïs. Enfin, les peuples amérindiens ne se déterminent pas par rapport à la terre où ils naissent, puisque la plupart sont des nomades dispersés par petits groupes. S'ils ont bien le sentiment d'appartenir à un certain territoire, c'est plutôt par rapport à une famille, à un clan, à une langue, voire à un groupe de langues qu'ils définissent leurs liens entre eux. Et pour couronner le tout, les autochtones ne sont pas plus autochtones que les Européens en Amérique du Nord: eux aussi venaient d'ailleurs.
Bref, ma mère était une sauvage.

Mais ce n'est pas une photo de ma mère que je posterai, mais une photo de ma fille, une autre sauvage.
Car si elle n'a pas hérité des cheveux noirs et raides de sa grand-mère, elle a le haut de son visage, notamment les yeux et la ligne de sourcils. Et parfois, tellement, mais tellement, les expressions de ma mère. Il m'arrive même d'en avoir les larmes aux yeux.
Sauvage, elle l'est aussi de caractère, elle aime qu'on la laisse tranquille, et les premiers contacts sont toujours un peu difficiles, le temps qu'elle se laisse apprivoiser.
Enfin, sur la photo, elle est, pour ainsi dire, à l'état sauvage, naturel, sans froufrou, pas coiffée. Une photo prise sur le vif l'été dernier.



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lundi 23 janvier 2017

124 - Got the blues

J'ai posté le mois dernier, une photo de ma rénovation en cours.
Et puisqu'El Padawan me demande des nouvelles, j'ai enfin fini mon salon.

Les rénovations sont parties de cet irritant là:


Un muret et d'horribles colonnes datant du siècle passé qui assombrissaient considérablement la pièce.

Je les ai donc enlevés. Sauf qu'une fois le muret enlevé, je me suis retrouvée avec une bande de contreplaqué au sol qui n'avait aucun revêtement, ni parquet ni céramique.


J'ai donc du enlever l'ancienne céramique pour en mettre d'autre. Et quitte à gratter le sol, j'ai agrandi la zone carrelée, de façon que nous puissions tous rentrer et enlever nos bottes en hiver.


Et puis, un coup de peinture, on déplace la télévision (en passant les fils dans les murs, tant qu'à faire), on achète un nouveau piano pour nos petits musiciens, et hop, le tour est joué!
Voici notre nouveau salon: